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La croisade des poètes - Episode 2
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Mig
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Message Posté le: Mer 17 Juin - 10:20 (2009)    Sujet du message: La croisade des poètes - Episode 2 Répondre en citant
Episode 2 :
  
Tout était calme dans la demeure des poètes.  Tous, ou presque, dormaient d’un profond sommeil, bercés par le bruit lancinant d’un poulet mécanique tournant en boucle dans la cour. Une dizaine de pas saccadés, deux coups de bec dans les pavés, puis il poursuivait sa ronde, étincelant de toutes ses plaques, à la lueur de la pleine lune.  Soudain, un croquenot de maille, jeté d’on ne sait d’où, écrasa la pauvre bête dans un sinistre bruit de ferraille.  Sur la façade de l’aile des officiers, une fenêtre s’ouvrit.  Un gnome endormi se penchait, clignant des yeux pour constater le désastre.  
Mon poulet mécanique !!!! gémit-il.  Botteleur !!!!?  Je suis sûr que c’est toi ! Le troisième de la semaine ! Ca commence à bien faire ! 
Par une autre fenêtre entrouverte, une voix grave aux accents ronchons retentie :  ... mouaisss Veillelandes ... m’empêchait d’dormir ... t’as qu’à penser à le débrancher la nuit !  Fais-nous donc un écureuil mécanique la prochaine fois !  Ca nous cassera moins les noisettes, puis après un temps de réflexion, ... quoi que ! 
Veillelandes referma rageusement sa fenêtre, un ronflement s’échappa de celle de Botteleur, tout était rentré dans l’ordre, le calme était revenu. 
  
Hélas, ça ne devait être que de courte durée.  Une petite troupe zigzaguait à travers la campagne, se dirigeant à pas lents vers la demeure des poètes.  Lointain brouhaha au début, on pouvait à présent percevoir clairement des cliquetis, des « avance », des « plus vite », ponctués de rires gras.  Faquin précédait fièrement  un groupe trainant et poussant une silhouette, recouverte d’une cape, enchainée savamment.  Piaffant d’impatience, il faussa compagnie à ses fidèles et pénétra dans la cour, pour annoncer l’extraordinaire prise qu’ils venaient de faire.  Haletant d’excitation, il replaça une mèche rebelle, mis ses mains en porte voix puis s’écria : 
Chef ! Chef ! Officiers ! Poètes ! Levez vous car la victoire est proche ! J’ai l’honneur de vous annoncer que nous tenons un ... CLAMPIN D’ABORD !!!!! 
  
Tel un sapin qui s’illumine pour Noël, les façades sombres du bâtiment prirent soudain des allures de fête.  A travers les vitres, on pouvait voir une multitude de chandelles circuler en tous sens.  Seules demeuraient sombres, les fenêtres de Botteleur, qui gratifia l’assemblée d’un retentissant : m’en fout ... je dors ! avant de retourner à ses ronfleries, ainsi que celle de Chtigren, par laquelle pendait un drap noué dévoilant une escapade nocturne.   
Le premier à débouler dans la cour, tous crocs dehors et le poil hérissé fut Gnagnarky.  Gnagnarky était l’adorable petit ironshire que dame Kiwi avait recueilli.  Fratrichou avait bien tenté d’élever la voix lorsqu’il avait aperçu l’animal.  Ce sera lui ou moi !  avait-il déclaré, avant de se résoudre à la présence de Gnagnarky dans leurs appartements. 
Tournant autour de la captive, il aboyait hystériquement.  Après avoir vérifié qu’elle était solidement enchainée, il lui planta ses crocs dans le mollet, marqua généreusement son territoire, puis reprit de plus belle. 
Il suffit Gnark ! cria Fratrichou à l’encontre du roquet.  Le peignoir mal ajusté, la chevelure ébouriffée, la moustache en bataille, les pantoufles inversées à ses pieds, tenant maladroitement un chandelier allumé, il ne faisait aucun doute qu’il avait été extirpé d’un lourd sommeil, lorsqu’il fit son apparition dans la cour.  Qu’est ce donc que ce remue ménage Faquin ? demanda t-il d’une voix qu’il essayait, tant bien que mal, de poser pour retrouver de sa superbe. 
Désignant la captive enchainée, Faquin redressa le menton, puis déclara fièrement : Chef ! Je vous livre... la Matta Hari de Medivh ! Le mal incarné ! La conspiratrice qui nous fit tant de mal ... je vous livre MIGLOVA ! Elle n’a prononcé que de vagues borborygmes et c’est à vous que revient la primeur de l’interrogatoire. 
Au nom de Miglova, la frayeur se lut sur les visages, éclairés à la bougie, des poètes attroupés.  Tous firent d’instinct un pas en arrière. 
Bigre ! laissa échapper Fratrichou.  Es-tu sûr que ce n’est pas un piège destiné à débusquer notre demeure ? 
Affirmatif Chef ! J’ai suivi les consignes de sécurité à la lettre Chef !  répondit Faquin au garde à vous.  Dès lors que nous l’avons maitrisée, nous lui avons mis cette cape sur la tête, l’avons enchainée soigneusement et sommes revenus par maints détours pour qu’elle ne puisse mémoriser la route. 
  
Dans un coin de la cour, agenouillé, Laurel Fiel le hardi égrainait nerveusement un chapelet : Hummmm ... je suis perplexe ... de plus en plus perplexe ... 
Ne reste plus qu’à tirer sur la chaine !  Cette autre voix, grave et mélancolique, venait de s’élever à travers la porte des sanitaires de la cour. 
Euhhhh... sages paroles en effet Gruulwulf !  Nous le sentons bien ! dit Fratrichou, tout en s’éventant discrètement de la main. 
  
Tandis que tous les regards étaient rivés sur la captive, un étrange nuage de poussière se rapprochait à vive allure de la demeure des poètes. 
  
C’est à toi, Faquin, que revient le privilège de libérer notre « invitée » de ses liens, déclara Fratrichou d’un ton magnanime. 
Méticuleusement, Faquin déroula, de haut en bas, la lourde chaine qui ceinturait Miglova, comme pour prolonger à l’infini ce moment de plaisir qu’il savourait.  Agenouillé, il tira brusquement sur la cape.  Un sourire arrogant illuminait son visage.  Se relevant lentement, ce sourire s’estompa en entendant la stupeur de la foule.  Bien redressé maintenant, il faisait face au beau visage, au beau visage ... d’une TROLLESSE !!!! 
Réajustant ses lorgnons, Fratrichou approcha le chandelier, qu’il tenait toujours en main, pour mieux détailler la trollesse.  
FAQUINNNNNN ? questionna t-il d’une voix mielleuse. Que lis-tu sur ce magnifique tabard ?  
Pétrifié, l’œil hagard, la bouche bée, il fallut quelques instants pour que Faquin puisse enfin prononcer le moindre mot.  Enfin, un son mal assuré sortit timidement : ...Les Copains D’abord. 
Biennnnn, mon petit Faquin !  dit Fratrichou sur un ton paternel qui n’augurait rien de bon.  Désignant du bras l’entrée de la demeure, il ajouta : Vas donc expliquer, à tes nouveaux amis que voilà, ce léger malentendu.  Une rangée de taurens écumants, les yeux injectés de sang et grattant nerveusement le sol, était prête à envahir la demeure.  Quelques mètres en retrait, une impressionnante kodosserie menaçait de charger.  Fratrichou tourna les talons et s’en fut ; marmonnant un inaudible : Mais qu’est ce qui m’a foutu une équipe pareille.  A petits pas, les poètes terrorisés reculaient trouver refuge dans la bâtisse.  A travers les fenêtres, ils observaient l’infortuné Faquin se diriger vers la sortie, pour libérer la captive et présenter ses excuses. 
  
En haillons, couvert d’hématomes mais heureux d’être en vie, il pénétrait à grand peine à nouveau dans la cour, lorsque le cri de dame Kiwi vint déchirer le silence tout juste recouvré.  La fenêtre de Fratichou s’ouvrit brutalement et une voix tonitruante se fit entendre.  FAQUINNNNNN ????  Peux-tu m’expliquer ce qui est arrivé à notre pauvre Gnagnarky ?  Cherchant son souffle, luttant contre la douleur, Faquin réussit à bredouiller quelques mots : Pas ma faute, Chef ... m’a suivi ... très joueurs les hordeux ... pas grave ... ça repoussera. 
Tout penaud, Blotti dans un recoin, le corps tondu maladroitement, une crête iroquoise sur le dessus du crâne, le magnifique ironshire tremblait de tous ses membres. 


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Message Posté le: Mer 17 Juin - 10:20 (2009)    Sujet du message: Publicité
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